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La piroplasmose

 

 


LA PIROPLASMOSE

 

 

La piroplamose du chien est une maladie grave provoquée par un microorganisme (un protozoaire) appelé Babesia Canis . Il envahit les globules rouges du chien , les détruit et peut provoquer des troubles très sérieux, et parfois mortels.

 

Un cycle de développement compliqué et astucieux.

 

LE cycle de développement assez compliqué et  astucieux  de ce parasite passe par les tiques et le chien. Cela vaut la peine qu 'on s'y intéresse

 

Pour simplifier, disons que le piroplasme utilise deux hôtes et deux modes de reproduction .

 

La tique : elle se contamine en  piquant un chien porteur de piroplasmes. Arrivés dans l 'estomac ces piroplasmes fusionnent deux par deux pour constiuer des oeufs qui se divisent . Leur nombre devient tel qu 'ils finissent par franchir la paroi de l'estomac.

 

Ils peuvent alors prendre deux directions:

 

-Soit ils gagnent le rostre de la tique (la partie qui pique). La tique contaminée (cela dépend de sonstade d'évolution) pique un nouveau chien et ce faisant injecte également les piroplasmes .Ils se développent dans le sang du chien provoquant ainsi la piroplamose.

 

-Soit les oeufs de piroplasme gagnent les ovules de la tique et se transmettent ainsi aux tiques filles. On peut en quelque sorte affirmer que chez la tique femelle la contamination est héréditaire.

Le piroplasme assure sa survie au delà et malgré la mort de la première tique qu 'il a contaminé. Belle histoire de vampire.

 

Le chien :   lorsqu'elle pique un chien, la tique contaminée met un certain temps à s'installer et à commencer son repas de sang. Il semble que les piroplasmes attendent que ce repas ait vraiment commencé pour gagner définitivement le rostre et contaminer le chien, . Comme s'ils voulaient être surs de ne pas se déplacer pour rien. Ils se développent en se divisant dans les globules rouges du chien.

 

Pour la petite histoire, si le nom officiel de ce parasite est Babesia canis, on l 'appelle aussi Piroplasme par ce qu 'au microscope, après une division en particulier  , il présente une forme en "poire" . D'où le nom de piroplasme (forme de poire).



Attention: ne pas perdre de temps

 

Les premiers symptomes  peuvent mettre entre deux jours et 30 jours environ après la piqure pour se manifester.

 

Ils sont souvent très frustres au début. Le chien est abattu , ne mange pas . Les propriètaires non avertis ne s'inquiétent pas assez vite. Ils attendent , pour voir, disent-ils ,"comment ça va évoluer". "On verra bien ce soir".  Erreur grave,  parce que,  pendant cette attente,  le piroplasme se divise de plus en plus vite et  la maladie peut prendre un tour très inquiètant, voire mortel. En période de piroplasmose (temps doux et humide) ll faut consulter dés les premiers signes d'abattement.

 

Parfois une légère toux , de la diarrhée ou des vomissements accompagnent les premiers symptômes. La température est presque toujours élevée.


Des troubles très sérieux

 

Le piroplasme colonise les globules rouges du chien et s'y divise. Il finit par les faire éclater. L'hémoglobine contenue dans les globules rouges est libérée et intoxique le chien. Très vite celui ci va manifester des signes d'inflammation hépatique (foie) , rénale (néphrite) , et d'hémoglobinurie.

Cette élimination urinaire de l 'hémoglobine se traduit par  urines très jaunes , rouges ou marrons.

La rate augmente de volume (Splénomégalie) et devient très perceptible à la palpation..

 

En même temps le chien  présente une anémie avec des muqueuses pales ou quasi blanches (décoloration de la conjonctive). Finalement un important ictère (jaunisse) s'installe. Les vomissements biliaires jaune citron sont fréquents. En parallèle l 'intoxication rénale se traduit  par une urémie  (taux d'urée trop élevé) souvent importante .

 

La mort est , hélas, une issue fréquente lorsque le chien est présenté trop tard ou qu'il se défend mal.


Des complications fréquentes

 

La piroplasmose  peut évoluer vers une forme plus compliquée : l'anémie hémolytique. Il s'agit d'une réaction immunitaire exagérée (autoimmune). Le chien détruit ses propres globules rouges . Il n'arrive donc pas récupérer une formule sanguine et un taux de globules rouges compatible avec la vie. La mort est parfois rapide (48heures), même avec un traitement adéquat. C'est pourquoi répétons le, il ne faut pas tarder pour que ce type de réaction puisse être prévenu le plus vite possible.

 

Lorsque le traitement est efficace la réaction autoimmune est contenue mais peut parfois durer plusieurs mois. Période pendant laquelle le chien devra être surveillé et rester sous corticoïdes.

 

La coagulation invasculaire disséminée est une autre forme de complication sérieuse. Elle se traduit par une diffusion importante du processus de coagulation qui doit normalement rester localisé.


Un traitement  parfois très lourd

 

Suivant l 'importance des symptômes le vétérinaire mettra en oeuvre un traitement adapté.

Dans les cas débutants , il injectera un piroplasmicide (produit spécififique contre la tique), accompagné d'une injection de corticoïdes pour prévenir les réactions inflammatoires et autoimmunes . Il complétera le traitement, suivant le cas, avec une couverture antibiotique.

 

Lorsque les troubles sont déja avancés , l 'hospitalisation du chien s'avère souvent nécessaire. Il est mis en perfusion et son hospitalisation peut durer plusieurs jours. Parfois une ou plusieurs transfusions sanguines seront indispensables. Par chance , lorsqu'un chien n'a jamais été transfusé, n'importe quel autre chien peut être utilisé comme donneur. Pourvu qu 'il ait une taille suffisante. Par la suite il est prudent de déterminer son groupe et celui du chien donneur.

 

Les propriétaires sollicités pour un don de sang (de leur chien évidemment) sont parfois réticents.  Rassurons les, le chien donneur ne risque rien . Pas plus qu 'un donneur de sang humain.


Un pronostic toujours réservé

 

Compte tenu du risque important de séquelles hépato-rénales (foie rein) , le pronostic d'une piroplasmose est toujours réservé et le chien risque d'en payer le prix toute sa vie. Plus le traitement est précoce plus les chances de récupération sans complication sont importantes.

 

La prévention

 

Il faut d'abord prévenir l 'infestation du chien par les tiques. Celles ci sont très nombreuses lors de temps humide et doux . En général au printemps et à l'automne. Mais on peut en rencontrer lors d'hivers doux ou d'été humides. Les tiques sont présentes dans les sous bois ou sur les hautes herbes. Elles tombent sur un animal à sang chaud quand celui imprime un mouvement au support végétal de la tique.

 

-Les sprays et pipettes Ils se montrent assez efficaces mais ne peuvent constituer une garantie absolue. Il faut les employer dés le printemps et les administrer régulièrement. Tous les mois , pour un résultat optimum. Eviter les "répulsifs " qui sont souvent très décevants.


-Les colliers antitiques

 

Ils ne protègent que la partie antérieure du chien.  C'est surtout là que tombent les tiques . Les colliers antitiques sont utiles chez les chiens prémunis qui développent une bonne résistance et   

l 'entretiennent. Compte tenu du fait qu'ils protègent une partie limitée de l 'animal,  il faut rester vigilant.


-Le vaccin

 

Plus l 'animal qui le reçoit est jeune plus le vaccin est efficace. C'est ce qui ressort d'une étude menée sur les chiens de la gendarmerie . L'immunité acquise contre le piroplasme est en fait une "prémunition". L'animal se prémunit plus contre le développement de la maladie que contre le parasite lui même ; on peut dire qu 'il le "contient". La prémunition est un processus immunitaire très complexe et bien moins spécifique que la vaccination "traditionnelle" où l'organisme produit des anticorps spécifiquement dirigés contre un agent infectieux précis.

 

Alors qu'une 'immunité spécifique peut perdurer  des années sans rappel, la prémunition exige un contact fréquent avec le parasite ou le microorganisme pathogéne , voire de vivre avec lui en ayant appris à le contenir. C'est ainsi que de nombreux chiens, bien que piqués par des tiques contaminées, ne font pas de piroplasmose, ou sous une forme bénigne. Leur mode de vie les mettant souvent en contact avec le piroplasme ils ont en quelque sorte "appris" à se défendre, à le "contenir". Le problème est que l 'organisme perd la "mémoire " de cette prémunisation dés que la fréquence des contacts diminue. "Le terrain personnel" de l 'animal joue un role important

 

Ainsi il est parfois nécessaire parfois de vacciner certains chiens particulièrement sensibles tous les six mois. Pour eux c'est la meilleure solution.

 

S'il est à conseiller , le vaccin antipiroplasmose présente donc plusieurs inconvénients. Tout d'abord il est relativement cher. Il induit une prémunition et non une immunité. On ne peut l'administrer en même temps que les vaccins usuels du chien. (sauf avec le vaccin antirabique).

 

Il rend pourtant bien bien des services aux chiens très sensibles en diminuant fortement  voire en supprimant les manifestations de piroplasmose ou en atténuant la gravité des manifestations.

 

Pour résumer cette vaccination est très utile si on a le temps et les moyens. Elle est fortement à conseiller pour les chiens non prémunisés en provenance de Grande Bretagne par exemple. Elle est indispensable chez les chiens sensibles pour leur éviter des rechutes souvent mortelles.

 

à suivre


reproduction interdite sans accord de  l'auteur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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